C comme Requin

Requin 185 - Bettina

Un passionné de Requin – propriétaire potentiel – nous a écrit pour savoir dans quelle catégorie naviguaient nos bateaux. Eléments de réponse pour mieux s’y retrouver dans une législation qui a beaucoup changé.

Pour commencer, si ce n’est déjà fait : laissez sombrer au plus profond de votre mémoire les 6 catégories qui permettaient de classer les différentes embarcations de plaisance.

En effet, depuis 2005, dans une logique d’harmonisation européenne, une nouvelle réglementation a été mise en place, en remplacement du texte franco-français en vigueur. On est ainsi passés de 6 à 4 catégories, révisée trois ans plus tard, le 15 avril 2008, par la division 240 du code maritime.

Pour savoir où se situe le Requin dans cette nouvelle réglementation, il faut se pencher d’abord sur les catégories dites de conception établies pour les bateaux neufs. Il y en a quatre : A, B, C et D.

Pour notre série, c’est la C qui correspond le mieux aux capacités du Requin : « catégorie attribuée aux navires de plaisance pour la navigation « à proximité des côtes », conçus pour des voyages à proximité des côtes et dans de grandes baies, de grands estuaires, lacs et rivières, au cours desquels les vents peuvent aller jusqu’à la force 6 comprise et les vagues peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à 2 m compris. » Et de fait, c’est à cette catégorie que sont rattachés les Requin neufs construits par la société So Much Yachting et marqués du sceau européen « CE ».

Ensuite, et c’est là que les propriétaires des anciennes unités retrouveront leurs repères, il faut se tourner vers les modules définis dans le cadre de la division 240. Ces modules sont au nombre de trois, le basique, le côtier, le hauturier. Ils définissent chacun la limite de navigation autorisée et le matériel de sécurité nécessaire.

Autrefois classé en 5e catégorie, le Requin s’intègre dans le module côtier. Ce qui lui permet au passage d’étendre sa zone de navigation d’un mile supplémentaire. 6 miles d’un abri, au lieu de 5. Et qui nous contraint aussi, nous propriétaires prévoyants et responsables, à revoir la liste des équipements à bord :

  • 1 gilet de sauvetage par personne embarquée
  • 1 bouée de sauvetage et son feu à retournement
  • 1 moyen de remonter à bord pour une personne tombée à l’eau (échelle de sécurité).
  • 1 moyen de repérage lumineux collectif par bateau (feu à retournement, lampe étanche flottante ou projecteur fixe) ou 1 moyen de repérage lumineux individuel par personne (feu individuel fixé sur le gilet de sauvetage ou porté par chaque personne).
  • 1 dispositif de sécurité pour couper l’allumage ou les gaz en cas d’éjection du pilote. Si moteur hors-bord à barre franche > 4,5 kW.
  • 1 ligne de mouillage
  • 1 dispositif permettant le remorquage (point d’accrochage et bout de remorquage)
  • 1 Ecope ou pompe de cale
  • 1 ou plusieurs extincteurs
  • 1 corne de brume ou sifflet
  • 1 Boule noire de mouillage
  • 1 Cône noir
  • Feux de navigation
  • Pavillon N et C
  • Pavillon national
  • 3 feux à main rouges
  • 1 miroir de signalisation
  • 1 compas de route magnétique
  • La ou les carte(s) marine(s) des zones de navigation fréquentées
  • 1 règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM)
  • 1 document définissant le système de balisage de la zone fréquentée

Cette liste constitue le minimum à avoir à bord. Elle peut être complétée par d’autres équipements selon l’appréciation du chef de bord. Car évidemment, en Requin comme sur un autre bateau, excès de prudence ne nuit pas…

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Rédigé par S. Julienne