La recette d’un bon vernis

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Nous vous proposons aujourd’hui la recette d’un bon vernis, écrite il y a quelques années par Hubert Charraud, ancien propriétaire d’Inch’Allah (n°451), donc forcément, expert en la matière !

  • Pour une coque déjà vernie

– Poncer  vivement les parties vernies du bateau à l’abrasif moyen (il en existe un n°240  en bande marbrée blanche et grises)

– Enlever la poussière ainsi faite avec une balayette

– Passer la coque et tout ce qui est vernis à l’aspirateur pour enlever tous les grains de poussière

– Passer une couche de white spirit avec un chiffon non pelucheux, genre vieux drap usé

– Laisser sécher, et vérifier qu’il ne subsiste plus aucune poussière

– Dès que le bois est sec, étendre une première couche de vernis en évitant bien entendu toute surépaisseur génératrices de vilaines coulures; surtout bien étendre cette couche, et pour cela « croiser » c’est-à-dire étendre le produit de long en large et de haut en bas

– Faire un dernier passage avec le pinceau dans le sens de la longueur

– Si possible, vernir la coque par portion de trois espaces de membrures, cela diminue le risque de voir apparaître des raccords

– Attendre huit jours pour passer la deuxième couche

– Reponcer avec de l’abrasif n°320 ou 400, à sec

– Étendre une nouvelle couche de vernis suivant la même technique

Quand il est un peu frais, il vaut mieux réchauffer le pot de vernis avec un sèche-cheveux.

  • Pour une coque mise à nu, et à revernir entièrement[singlepic id=1203 w=200 h=200 float=right]

– Poncer très soigneusement le bois, avec de l’abrasif de plus en plus fin

– Passer une première couche de vernis diluée à 50% avec du white spirit

– Passer, sans poncer, une deuxième couche diluée à 40%

– Passer la troisième couche de vernis, sans ponçage ni dilution

– Laisser sécher et poncer après la 3ème couche comme indiqué ci-dessus

– Passer les quatrième et cinquième couches nature et sans ponçage intermédiaire

– Laisser sécher et poncer après la cinquième couche, comme indiqué ci-dessus

– Passer la sixième et dernière couche.

Il ne faut pas oublier que le beau vernis n’est faisable que si la préparation du support est parfaite, et que si la température ambiante est d’au moins 17°C. L’humidité ou le vent ternissent le vernis et rendent votre travail plus difficile et le résultat aléatoire.[singlepic id=1202 w=200 h=200 float=right]

De plus, il vous faut acheter un très bon vernis marin, n’écoutez pas ceux qui vous disent que tous les vernis se valent. Préférez donc le vernis hollandais « Epifanes », ce vernis est très brillant et pas plus cher que les autres, ou le vernis « Le Tonkinois », de très bonne qualité, mais pour les avoir essayé tous les deux, je pense que ce dernier est moins flatteur que le vernis hollandais précité.

Hubert Charraud