« Les conseils de Pascal » – épisode 2 : Modèles de bastaques et pataras

Dans le précédent article, j’ai montré l’intérêt du réglage dynamique du mât afin d’ajuster la puissance de nos voiles sur le requin. Les bastaques et le pataras jouent un rôle important dans ce réglage. Il est donc très utile de posséder un système résistant et facilement utilisable.

Je vous décris un modèle fiable et éprouvé.

Les charges qui reviennent sur ces éléments sont importantes. Il faut donc veiller à avoir des points d’ancrage très solides surtout sur nos anciens bateaux en bois.

Le point de traction se situe à l’arrière du bateau. Le plus simple est de fixer les poulies de retour sous le pont au niveau de la quille. C’est une zone solide et surtout cela évite les points d’ancrage au niveau des bordés qui peuvent entrainer des déformations et des entrées d’eau.

On aura donc 3 passe-pont (1 pataras, 2 bastaques) puis en-dessous, 3 poulies solides ancrées sur la quille.

Pour le pataras, un palan 4 à 6 brins situé dans la voute arrière avec retour sur chaque bord facilement accessible au barreur et/ou au numéro 2.

Pour les bastaques on établit le schéma suivant :

Un passage sous le pont puis une poulie qui permet de dédoubler. On aura alors un bout en direct (grosse bastaque) qui permettra de reprendre le mou rapidement à chaque virement. L’autre coté sera gréé sur un palan 6 brins dont le retour permettra de régler finement et facilement la puissance de la bastaque (fine bastaque).

Ces bouts reviennent dans le cockpit de manière à être facilement utilisables par le barreur et le numéro 2.

L’ancrage du palan 6 brins devra être solide au niveau de la cloison du cockpit avec des renforts par exemple. Sur Rex, le point d’ancrage revient dans le bateau jusqu’au renfort des cadènes et les retours se retrouvent au niveau de la barre d’écoute.

C’est bien évidemment un schéma théorique qui pourra être adapté à chaque bateau en fonction de leur équipement déjà présent.